Los muertos pocas veces libertad
alcanzáis a tener, pero la noche
que regresáis es vuestra,
vuestra completamente.
Amada mía, remordimiento mío,
la nuit c’est toi cuando estoy solo
y vuelves tú, comienzas
en tus retratos a reconocerme.
¿Qué daño me recuerda tu sonrisa?
¿Y cuál dureza mía está en tus ojos?
¿Me tranquilizas porque estuve cerca
de ti en algún momento?
La parte de tu muerte que me doy,
la parte de tu muerte que yo puse
de mi cosecha, cómo poder pagártela...
Ni la parte de vida que tuvimos juntos.
Cómo poder saber que has perdonado,
conmigo sola en el lugar del crimen?
Cómo poder dormir, mientras que tú tiritas
en el rincón más triste de mi cuarto?
Thursday, March 02, 2006
Wednesday, March 01, 2006
marcial: epigrama (VII, 73)
Esquiliis domus est, domus est tibi colle Dianae,
et tua patricius culmina uicus habet;
hinc uiduae Cybeles, illinc sacraria Vestae,
inde nouum, ueterem prospicis inde Iouem.
Dic ubi conueniam, dic qua te parte requiram;
quisquis ubique habitat, Maxime, nusquam habitat.
et tua patricius culmina uicus habet;
hinc uiduae Cybeles, illinc sacraria Vestae,
inde nouum, ueterem prospicis inde Iouem.
Dic ubi conueniam, dic qua te parte requiram;
quisquis ubique habitat, Maxime, nusquam habitat.
Tuesday, February 28, 2006
Saturday, February 18, 2006
nerval: lénore
Lénore au point du jour se lève,
L’oeil en pleur, le coeur oppressé ;
Elle a vu passer dans un rêve,
Pâle et mourant, son fiancé !
Wilhelm était parti naguère
Pour Prague, où le roi Frédéric
Soutenait une rude guerre,
Si l’on en croit le bruit public.
Enfin, ce prince et la tsarine,
Las de batailler sans succès,
Ont calmé leur humeur chagrine
Et depuis peu conclu la paix ;
Et cling ! et clang ! les deux armées,
Au bruit des instruments guerriers,
Mais joyeuses et désarmées,
Rentrent gaîment dans leurs foyers.
Ah ! partout, partout quelle joie !
Jeunes et vieux, filles, garçons,
La foule court et se déploie
Sur les chemins et sur les ponts.
Quel moment d’espoir pour l’amante,
Et pour l’épouse quel beau jour !
Seule, hélas ! Lénore tremblante
Attend le baiser du retour.
Elle s’informe, crie, appelle,
Parcourt en vain les rangs pressés.
De son amant point de nouvelle…
Et tous les soldats sont passés !
Mais sur la route solitaire,
Lénore en proie au désespoir
Tombe échevelée… et sa mère
L’y retrouva quand vint le soir.
– Ah ! le Seigneur nous fasse grâce !
Qu’as-tu ? qu’as-tu, ma pauvre enfant ?…
Elle la relève, l’embrasse,
Contre son coeur la réchauffant ;
Que le monde et que tout périsse,
Ma mère ! Il est mort ! il est mort !
Il n’est plus au ciel de justice
Mais je veux partager son sort.
– Mon Dieu ! mon Dieu ! quelle démence !
Enfant, rétracte un tel souhait ;
Du ciel implore la clémence,
Le bon Dieu fait bien ce qu’il fait.
– Vain espoir ! ma mère ! ma mère !
Dieu n’entend rien, le ciel est loin…
À quoi servira ma prière,
Si Wilhelm n’en a plus besoin ?
– Qui connaît le père, d’avance
Sait qu’il aidera son enfant :
Va, Dieu guérira ta souffrance
Avec le très-saint sacrement !
– Ma mère ! pour calmer ma peine,
Nul remède n’est assez fort,
Nul sacrement, j’en suis certaine,
Ne peut rendre à la vie un mort !
– Ces mots à ma fille chérie
Par la douleur sont arrachés…
Mon Dieu, ne va pas, je t’en prie,
Les lui compter pour des péchés !
Enfant, ta peine est passagère,
Mais songe au bonheur éternel ;
Tu perds un fiancé sur terre,
Il te reste un époux au ciel.
– Qu’est-ce que le bonheur céleste
Ma mère ? qu’est-ce que l’enfer ?
Avec lui le bonheur céleste,
Et sans lui, sans Wilhelm, l’enfer ;
Que ton éclat s’évanouisse,
Flambeau de la vie, éteins-toi !
Le jour me serait un supplice,
Puisqu’il n’est plus d’espoir pour moi !
Ainsi, dans son coeur, dans son âme,
Se ruait un chagrin mortel :
Longtemps encore elle se pâme,
Se tord les mains, maudit le ciel,
Jusqu’à l’heure où de sombres voiles
Le soleil obscurcit ses feux,
À l’heure où les blanches étoiles
Glissent en paix sur l’arc des cieux.
Tout à coup, trap ! trap ! trap ! Lénore
Reconnaît le pas d’un coursier,
Bientôt une armure sonore
En grinçant monte l’escalier…
Et puis, écoutez ! la sonnette,
Klinglingling ! tinte doucement…
Par la porte de la chambrette
Ces mots pénètrent sourdement :
– Holà ! holà ! c’est moi, Lénore !
Veilles-tu, petite, ou dors-tu ?
Me gardes-tu ton coeur encore,
Es-tu joyeuse ou pleures-tu ?
– Ah ! Wilhelm, Wilhelm, à cette heure !
Ton retard m’a fait bien du mal,
Je t’attends, je veille, et je pleure…
Mais d’où viens-tu sur ton cheval ?
– Je viens du fond de la Bohême,
Je ne suis parti qu’à minuit,
Et je veux si Lénore m’aime
Qu’elle m’y suive cette nuit.
– Entre ici d’abord, ma chère âme,
J’entends le vent siffler dehors,
Dans mes bras, sur mon sein de flamme,
Viens que je réchauffe ton corps.
– Laisse le vent siffler, ma chère,
Qu’importe à moi le mauvais temps,
Mon cheval noir gratte la terre,
Je ne puis rester plus longtemps :
Allons ! chausse tes pieds agiles,
Saute en croupe sur mon cheval,
Nous avons à faire cent milles
Pour gagner le lit nuptial.
– Quoi ! cent milles à faire encore
Avant la fin de cette nuit ?
Wilhelm, la cloche vibre encore
Du douzième coup de minuit…
– Vois la lune briller, petite,
La lune éclairera nos pas ;
Nous et les morts, nous allons vite,
Et bientôt nous serons là-bas.
Mais où sont et comment sont faites
Ta demeure et ta couche ?
– Loin :Le lit est fait de deux planchettes
Et de six planches…. dans un coin
Étroit, silencieux, humide.
– Y tiendrons-nous bien ? – Oui, tous deux ;
Mais viens, que le cheval rapide
Nous emporte au festin joyeux !
Lénore se chausse et prend place
Sur la croupe du noir coursier,
De ses mains de lis elle embrasse
Le corps svelte du cavalier…
Hop ! hop ! hop ! ainsi dans la plaine
Toujours le galop redoublait ;
Les amants respiraient à peine,
Et sous eux le chemin brûlait.
Comme ils voyaient, devant, derrière,
À droite, à gauche, s’envole
rSteppes, forêts, champs de bruyère,
Et les cailloux étinceler !
– Hourrah ! hourrah ! la lune est claire,
Les morts vont vite par le frais,
En as-tu peur, des morts, ma chère ?
– Non !… Mais laisse les morts en paix !
– Pourquoi ce bruit, ces chants, ces plaintes,
Ces prêtres ?… – C’est le chant des morts,
Le convoi, les prières saintes ;
Et nous portons en terre un corps.
–Tout se rapproche : enfin la bière
Se montre à l’éclat des flambeaux…
Et les prêtres chantaient derrière
Avec une voix de corbeaux.
– Votre tâche n’est pas pressée,
Vous finirez demain matin ;
Moi j’emmène ma fiancée,
Et je vous invite au festin :
Viens, chantre, que du mariage
L’hymne joyeux nous soit chanté ;
Prêtre, il faut au bout du voyage
Nous unir pour l’éternité !
–Ils obéissent en silence
Au mystérieux cavalier :
– Hourrah ! – Tout le convoi s’élance,
Sur les pas ardents du coursier…
Hop ! hop ! hop ! ainsi dans la plaine
Toujours le galop redoublait ;
Les amants respiraient à peine,
Et sous eux le chemin brûlait.
Ô comme champs, forêts, herbages,
Devant et derrière filaient !
Ô comme villes et villages
À droite, à gauche, s’envolaient !
–Hourrah ! hourrah ! les morts vont vite,
La lune brille sur leurs pas…
En as-tu peur, des morts, petite ?
– Ah ! Wilhelm, ne m’en parle pas !
Tiens, tiens ! aperçois-tu la roue ?
Comme on y court de tous côtés
!Sur l’échafaud on danse, on joue,
Vois-tu ces spectres argentés ?
–Ici, compagnons, je vous prie,
Suivez les pas de mon cheval ;
Bientôt, bientôt je me marie,
Et vous danserez à mon bal.
– Houch ! houch ! houch ! les spectres en foule
À ces mots se sont rapprochés
Avec le bruit du vent qui roule
Dans les feuillages desséchés :
Hop ! hop ! hop ! ainsi dans la plaine
Toujours le galop redoublait ;
Les amants respiraient à peine,
Et sous eux le chemin brûlait.
– Mon cheval ! Mon noir !… Le coq chante,
Mon noir ! Nous arrivons enfin,
Et déjà ma poitrine ardente
Hume le vent frais du matin…
Au but ! au but ! Mon coeur palpite,
Le lit nuptial est ici ;
Au but ! au but ! Les morts vont vite,
Les morts vont vite. Nous voici !
–Une grille en fer les arrête :
Le cavalier frappe trois coups
Avec sa légère baguette.
–Les serrures et les verrous
Craquent… Les deux battants gémissent,
Se retirent. – Ils sont entrés ;
Des tombeaux autour d’eux surgissent
Par la lune blanche éclairés.
Le cavalier près d’une tombe
S’arrête en ce lieu désolé :
–Pièce à pièce son manteau tombe
Comme de l’amadou brûlé…
Hou ! hou !… Voici sa chair encore
Qui s’envole, avec ses cheveux,
Et de tout ce qu’aimait Lénore
Ne laisse qu’un squelette affreux.
Le cheval disparaît en cendre
Avec de longs hennissements…
Du ciel en feu semblent descendre
Des hurlements ! des hurlements !
Lénore entend des cris de plainte
Percer la terre sous ses pas…
Et son coeur, glacé par la crainte,
Flotte de la vie au trépas.
C’est le bal des morts qui commence,
La lune brille… les voici !
Ils se forment en ronde immense,
Puis ils dansent, chantant ceci :
– Dans sa douleur la plus profonde,
Malheur à qui blasphémera !…
–Ce corps vient de mourir au monde…
Dieu sait où l’âme s’en ira !
L’oeil en pleur, le coeur oppressé ;
Elle a vu passer dans un rêve,
Pâle et mourant, son fiancé !
Wilhelm était parti naguère
Pour Prague, où le roi Frédéric
Soutenait une rude guerre,
Si l’on en croit le bruit public.
Enfin, ce prince et la tsarine,
Las de batailler sans succès,
Ont calmé leur humeur chagrine
Et depuis peu conclu la paix ;
Et cling ! et clang ! les deux armées,
Au bruit des instruments guerriers,
Mais joyeuses et désarmées,
Rentrent gaîment dans leurs foyers.
Ah ! partout, partout quelle joie !
Jeunes et vieux, filles, garçons,
La foule court et se déploie
Sur les chemins et sur les ponts.
Quel moment d’espoir pour l’amante,
Et pour l’épouse quel beau jour !
Seule, hélas ! Lénore tremblante
Attend le baiser du retour.
Elle s’informe, crie, appelle,
Parcourt en vain les rangs pressés.
De son amant point de nouvelle…
Et tous les soldats sont passés !
Mais sur la route solitaire,
Lénore en proie au désespoir
Tombe échevelée… et sa mère
L’y retrouva quand vint le soir.
– Ah ! le Seigneur nous fasse grâce !
Qu’as-tu ? qu’as-tu, ma pauvre enfant ?…
Elle la relève, l’embrasse,
Contre son coeur la réchauffant ;
Que le monde et que tout périsse,
Ma mère ! Il est mort ! il est mort !
Il n’est plus au ciel de justice
Mais je veux partager son sort.
– Mon Dieu ! mon Dieu ! quelle démence !
Enfant, rétracte un tel souhait ;
Du ciel implore la clémence,
Le bon Dieu fait bien ce qu’il fait.
– Vain espoir ! ma mère ! ma mère !
Dieu n’entend rien, le ciel est loin…
À quoi servira ma prière,
Si Wilhelm n’en a plus besoin ?
– Qui connaît le père, d’avance
Sait qu’il aidera son enfant :
Va, Dieu guérira ta souffrance
Avec le très-saint sacrement !
– Ma mère ! pour calmer ma peine,
Nul remède n’est assez fort,
Nul sacrement, j’en suis certaine,
Ne peut rendre à la vie un mort !
– Ces mots à ma fille chérie
Par la douleur sont arrachés…
Mon Dieu, ne va pas, je t’en prie,
Les lui compter pour des péchés !
Enfant, ta peine est passagère,
Mais songe au bonheur éternel ;
Tu perds un fiancé sur terre,
Il te reste un époux au ciel.
– Qu’est-ce que le bonheur céleste
Ma mère ? qu’est-ce que l’enfer ?
Avec lui le bonheur céleste,
Et sans lui, sans Wilhelm, l’enfer ;
Que ton éclat s’évanouisse,
Flambeau de la vie, éteins-toi !
Le jour me serait un supplice,
Puisqu’il n’est plus d’espoir pour moi !
Ainsi, dans son coeur, dans son âme,
Se ruait un chagrin mortel :
Longtemps encore elle se pâme,
Se tord les mains, maudit le ciel,
Jusqu’à l’heure où de sombres voiles
Le soleil obscurcit ses feux,
À l’heure où les blanches étoiles
Glissent en paix sur l’arc des cieux.
Tout à coup, trap ! trap ! trap ! Lénore
Reconnaît le pas d’un coursier,
Bientôt une armure sonore
En grinçant monte l’escalier…
Et puis, écoutez ! la sonnette,
Klinglingling ! tinte doucement…
Par la porte de la chambrette
Ces mots pénètrent sourdement :
– Holà ! holà ! c’est moi, Lénore !
Veilles-tu, petite, ou dors-tu ?
Me gardes-tu ton coeur encore,
Es-tu joyeuse ou pleures-tu ?
– Ah ! Wilhelm, Wilhelm, à cette heure !
Ton retard m’a fait bien du mal,
Je t’attends, je veille, et je pleure…
Mais d’où viens-tu sur ton cheval ?
– Je viens du fond de la Bohême,
Je ne suis parti qu’à minuit,
Et je veux si Lénore m’aime
Qu’elle m’y suive cette nuit.
– Entre ici d’abord, ma chère âme,
J’entends le vent siffler dehors,
Dans mes bras, sur mon sein de flamme,
Viens que je réchauffe ton corps.
– Laisse le vent siffler, ma chère,
Qu’importe à moi le mauvais temps,
Mon cheval noir gratte la terre,
Je ne puis rester plus longtemps :
Allons ! chausse tes pieds agiles,
Saute en croupe sur mon cheval,
Nous avons à faire cent milles
Pour gagner le lit nuptial.
– Quoi ! cent milles à faire encore
Avant la fin de cette nuit ?
Wilhelm, la cloche vibre encore
Du douzième coup de minuit…
– Vois la lune briller, petite,
La lune éclairera nos pas ;
Nous et les morts, nous allons vite,
Et bientôt nous serons là-bas.
Mais où sont et comment sont faites
Ta demeure et ta couche ?
– Loin :Le lit est fait de deux planchettes
Et de six planches…. dans un coin
Étroit, silencieux, humide.
– Y tiendrons-nous bien ? – Oui, tous deux ;
Mais viens, que le cheval rapide
Nous emporte au festin joyeux !
Lénore se chausse et prend place
Sur la croupe du noir coursier,
De ses mains de lis elle embrasse
Le corps svelte du cavalier…
Hop ! hop ! hop ! ainsi dans la plaine
Toujours le galop redoublait ;
Les amants respiraient à peine,
Et sous eux le chemin brûlait.
Comme ils voyaient, devant, derrière,
À droite, à gauche, s’envole
rSteppes, forêts, champs de bruyère,
Et les cailloux étinceler !
– Hourrah ! hourrah ! la lune est claire,
Les morts vont vite par le frais,
En as-tu peur, des morts, ma chère ?
– Non !… Mais laisse les morts en paix !
– Pourquoi ce bruit, ces chants, ces plaintes,
Ces prêtres ?… – C’est le chant des morts,
Le convoi, les prières saintes ;
Et nous portons en terre un corps.
–Tout se rapproche : enfin la bière
Se montre à l’éclat des flambeaux…
Et les prêtres chantaient derrière
Avec une voix de corbeaux.
– Votre tâche n’est pas pressée,
Vous finirez demain matin ;
Moi j’emmène ma fiancée,
Et je vous invite au festin :
Viens, chantre, que du mariage
L’hymne joyeux nous soit chanté ;
Prêtre, il faut au bout du voyage
Nous unir pour l’éternité !
–Ils obéissent en silence
Au mystérieux cavalier :
– Hourrah ! – Tout le convoi s’élance,
Sur les pas ardents du coursier…
Hop ! hop ! hop ! ainsi dans la plaine
Toujours le galop redoublait ;
Les amants respiraient à peine,
Et sous eux le chemin brûlait.
Ô comme champs, forêts, herbages,
Devant et derrière filaient !
Ô comme villes et villages
À droite, à gauche, s’envolaient !
–Hourrah ! hourrah ! les morts vont vite,
La lune brille sur leurs pas…
En as-tu peur, des morts, petite ?
– Ah ! Wilhelm, ne m’en parle pas !
Tiens, tiens ! aperçois-tu la roue ?
Comme on y court de tous côtés
!Sur l’échafaud on danse, on joue,
Vois-tu ces spectres argentés ?
–Ici, compagnons, je vous prie,
Suivez les pas de mon cheval ;
Bientôt, bientôt je me marie,
Et vous danserez à mon bal.
– Houch ! houch ! houch ! les spectres en foule
À ces mots se sont rapprochés
Avec le bruit du vent qui roule
Dans les feuillages desséchés :
Hop ! hop ! hop ! ainsi dans la plaine
Toujours le galop redoublait ;
Les amants respiraient à peine,
Et sous eux le chemin brûlait.
– Mon cheval ! Mon noir !… Le coq chante,
Mon noir ! Nous arrivons enfin,
Et déjà ma poitrine ardente
Hume le vent frais du matin…
Au but ! au but ! Mon coeur palpite,
Le lit nuptial est ici ;
Au but ! au but ! Les morts vont vite,
Les morts vont vite. Nous voici !
–Une grille en fer les arrête :
Le cavalier frappe trois coups
Avec sa légère baguette.
–Les serrures et les verrous
Craquent… Les deux battants gémissent,
Se retirent. – Ils sont entrés ;
Des tombeaux autour d’eux surgissent
Par la lune blanche éclairés.
Le cavalier près d’une tombe
S’arrête en ce lieu désolé :
–Pièce à pièce son manteau tombe
Comme de l’amadou brûlé…
Hou ! hou !… Voici sa chair encore
Qui s’envole, avec ses cheveux,
Et de tout ce qu’aimait Lénore
Ne laisse qu’un squelette affreux.
Le cheval disparaît en cendre
Avec de longs hennissements…
Du ciel en feu semblent descendre
Des hurlements ! des hurlements !
Lénore entend des cris de plainte
Percer la terre sous ses pas…
Et son coeur, glacé par la crainte,
Flotte de la vie au trépas.
C’est le bal des morts qui commence,
La lune brille… les voici !
Ils se forment en ronde immense,
Puis ils dansent, chantant ceci :
– Dans sa douleur la plus profonde,
Malheur à qui blasphémera !…
–Ce corps vient de mourir au monde…
Dieu sait où l’âme s’en ira !
Wednesday, February 01, 2006
borges: insomnio
De fierro,
de encorvados tirantes de enorme fierro tiene que ser la noche,
para que no la revienten y la desfonden
las muchas cosas que mis abarrotados ojos han visto,
las duras cosas que insoportablemente la pueblan.
Mi cuerpo ha fatigado los niveles, las temperaturas, las luces:
en vagones de largo ferrocarril,
en un banquete de hombres que se aborrecen,
en el filo mellado de los suburbios
en una quinta calurosa de estatuas húmedas,
en la noche repleta donde abundan el caballo y el hombre.
El universo de esta noche tiene la vastedad
del olvido y la precisión de la fiebre.
En vano quiero distraerme de mi cuerpo
y del desvelo de un espejo incesante
que lo prodiga y que lo acecha
y de la casa que repite sus patios
y del mundo que sigue hasta un despedazado arrabal
de callejones donde el viento se cansa y de barro torpe.
En vano espero
las desintegraciones y los símbolos que preceden el sueño.
Sigue la historia universal:
los rumbos minuciosos de la muerte en las caries dentales,
la circulación de mi sangre y de los planetas.
(He odiado el agua crapulosa de un charco,
he aborrecido en el atardecer el canto de un pájaro.)
Las fatigadas leguas incesantes del suburbio del Sur,
leguas de pampa basurera y obscena, leguas de execración.
No se quieren ir del recuerdo.
Lotes anegadizos, ranchos en montón como perros charcos de plata fétida:
soy el aborrecible centinela de esas colocaciones inmóviles.
Alambre, terraplenes, papeles muertos, sobras de Buenos Aires.
Creo esta noche en la terrible inmortalidad:
ningún hombre ha muerto en el tiempo, ninguna mujer, ningún muerto
porque esta inevitable realidad de fierro y de barro
tiene que atravesar la indiferencia de cuantos estén dormidos o muertos
aunque se oculten en la corrupción o en los siglos
y condenarlos a vigilia espantosa.
Toscas nubes color borra de vino infamarán el cielo;
amanecerá en mis párpados apretados.
de encorvados tirantes de enorme fierro tiene que ser la noche,
para que no la revienten y la desfonden
las muchas cosas que mis abarrotados ojos han visto,
las duras cosas que insoportablemente la pueblan.
Mi cuerpo ha fatigado los niveles, las temperaturas, las luces:
en vagones de largo ferrocarril,
en un banquete de hombres que se aborrecen,
en el filo mellado de los suburbios
en una quinta calurosa de estatuas húmedas,
en la noche repleta donde abundan el caballo y el hombre.
El universo de esta noche tiene la vastedad
del olvido y la precisión de la fiebre.
En vano quiero distraerme de mi cuerpo
y del desvelo de un espejo incesante
que lo prodiga y que lo acecha
y de la casa que repite sus patios
y del mundo que sigue hasta un despedazado arrabal
de callejones donde el viento se cansa y de barro torpe.
En vano espero
las desintegraciones y los símbolos que preceden el sueño.
Sigue la historia universal:
los rumbos minuciosos de la muerte en las caries dentales,
la circulación de mi sangre y de los planetas.
(He odiado el agua crapulosa de un charco,
he aborrecido en el atardecer el canto de un pájaro.)
Las fatigadas leguas incesantes del suburbio del Sur,
leguas de pampa basurera y obscena, leguas de execración.
No se quieren ir del recuerdo.
Lotes anegadizos, ranchos en montón como perros charcos de plata fétida:
soy el aborrecible centinela de esas colocaciones inmóviles.
Alambre, terraplenes, papeles muertos, sobras de Buenos Aires.
Creo esta noche en la terrible inmortalidad:
ningún hombre ha muerto en el tiempo, ninguna mujer, ningún muerto
porque esta inevitable realidad de fierro y de barro
tiene que atravesar la indiferencia de cuantos estén dormidos o muertos
aunque se oculten en la corrupción o en los siglos
y condenarlos a vigilia espantosa.
Toscas nubes color borra de vino infamarán el cielo;
amanecerá en mis párpados apretados.
Tuesday, January 31, 2006
pessoa: intervalo
Antefalhei a vida, porque nem sonhando-a ela me apareceu deleitosa. Chegou até mim o cansaço dos sonhos...Tive ao senti-lo uma sensação externa e falsa, como a de ter chegado ao término de uma estrada infinita. Transbordei de mim não sei pra onde, e aí fiquei estagnado e inútil. Sou qualquer coisa que fui. Não me encontro onde me sinto e se me procuro, não sei quem é que me procura. Um tédio a tudo amolece-me. Sinto-me expulso da minha alma.
Assisto a mim. Presenceio-me. As minhas sensações passam diante de não sei que olhar meu como coisas externas. Aborreço-me de mim em tudo. Todas as coisas são, até às suas raízes de mistério, da cor do meu aborrecimento.
Estavam já murchas as flores que as Horas me entregaram. A minha única acção possível é i-las desfolhando lentamente. E isso é tão complexo de envelhecimentos!
A mínima acção é-me dolorosa como uma heroicidade. O mais pequeno gesto pesa-me no ideá-lo, como se fora uma coisa que eu realmente pensasse em fazer.
Não aspiro a nada. Dói-me a vida. Estou mal onde estou e já mal onde penso em poder estar. O ideal era não ter mais ação do que a ação falsa de um repuxo - subir para cair no mesmo sítio, brilho ao sol sem utilidade nenhuma a fazer som no silêncio da noite para que quem sonhe pense em rios no seu sonho e sorria esquecidamente.
Assisto a mim. Presenceio-me. As minhas sensações passam diante de não sei que olhar meu como coisas externas. Aborreço-me de mim em tudo. Todas as coisas são, até às suas raízes de mistério, da cor do meu aborrecimento.
Estavam já murchas as flores que as Horas me entregaram. A minha única acção possível é i-las desfolhando lentamente. E isso é tão complexo de envelhecimentos!
A mínima acção é-me dolorosa como uma heroicidade. O mais pequeno gesto pesa-me no ideá-lo, como se fora uma coisa que eu realmente pensasse em fazer.
Não aspiro a nada. Dói-me a vida. Estou mal onde estou e já mal onde penso em poder estar. O ideal era não ter mais ação do que a ação falsa de um repuxo - subir para cair no mesmo sítio, brilho ao sol sem utilidade nenhuma a fazer som no silêncio da noite para que quem sonhe pense em rios no seu sonho e sorria esquecidamente.
Friday, January 27, 2006
safo por william carlos williams
That man is peer of the gods, who
face to face sits listening
to your sweet speech and lovely
----laughter.
It is this that rouses a tumult
in my breast. At mere sight of you
my voice falters, my tongue
----is broken.
Straightway, a delicate fire runs in
my limbs; my eyes
are blinded and my ears
----thunder.
Sweat pours out: a trembling hunts
me down. I grow
paler than grass and lack little
----of dying.
face to face sits listening
to your sweet speech and lovely
----laughter.
It is this that rouses a tumult
in my breast. At mere sight of you
my voice falters, my tongue
----is broken.
Straightway, a delicate fire runs in
my limbs; my eyes
are blinded and my ears
----thunder.
Sweat pours out: a trembling hunts
me down. I grow
paler than grass and lack little
----of dying.
safo por catulo por byron
Equal to Jove that youth must be
-Greater- than Jove he seems to me
Who, free from Jealousy's alarms,
Securely views thy matchless charms;
That cheek, which ever dimpling glows,
That mouth, from whence such music flows,
To him, alike, are always known,
Reserv'd for him, and him alone.
Ah! Lesbia! though 'tis death to me,
I cannot choose but look on thee;
But, at the sight, my senses fly,
I needs must gaze, but, gazing, die;
Whilst trembling with a thousand fears,
Parch'd to the throat my tongue adheres,
My pulse beats quick, my breath heaves short,
My limbs deny their slight support;
Cold dews my pallid face o'erspread,
With deadly languor droops my head,
My ears with tingling echoes ring,
And Life itself is on the wing;
My eyes refuse the cheering light,
Their orbs are veil'd in starless night:
Such pangs my nature sinks beneath,
And feels a temporary death.
-Greater- than Jove he seems to me
Who, free from Jealousy's alarms,
Securely views thy matchless charms;
That cheek, which ever dimpling glows,
That mouth, from whence such music flows,
To him, alike, are always known,
Reserv'd for him, and him alone.
Ah! Lesbia! though 'tis death to me,
I cannot choose but look on thee;
But, at the sight, my senses fly,
I needs must gaze, but, gazing, die;
Whilst trembling with a thousand fears,
Parch'd to the throat my tongue adheres,
My pulse beats quick, my breath heaves short,
My limbs deny their slight support;
Cold dews my pallid face o'erspread,
With deadly languor droops my head,
My ears with tingling echoes ring,
And Life itself is on the wing;
My eyes refuse the cheering light,
Their orbs are veil'd in starless night:
Such pangs my nature sinks beneath,
And feels a temporary death.
safo por sydney
My muse, what ails this ardour?
Mine eys be dym, my lymbs shake,
My voice is hoarse, my throte scorcht,
My tong to this roofe cleaves,
My fancy amazde, my thoughtes dull’d,
My head doth ake, my life faints
My sowle begins to take leave,
So greate a passion all feele,
To think a soare so deadly
I should so rashly ripp up.
Mine eys be dym, my lymbs shake,
My voice is hoarse, my throte scorcht,
My tong to this roofe cleaves,
My fancy amazde, my thoughtes dull’d,
My head doth ake, my life faints
My sowle begins to take leave,
So greate a passion all feele,
To think a soare so deadly
I should so rashly ripp up.
safo por ronsard
[nótese que en ronsard se pierde el ¡otro!]
Je suis un Demidieu quand assis vis-à-vis
De toy, mon cher souci, j’escoute les devis,
Devis entrerompus d’un gracieux soubrire,
Soubris qui me detient le coeur emprisonné;
Car en voyant tes yeux je me pasme estonné,
Et de mes pauvres flancs un seul mot je ne tire.
Ma langue s’engourdist, un petit feu me court
Honteux de sous la peau; je suis muet et sourd,
Et une obscure nuit de sur mes yeux demeure;
Mon sang devient glacé, l’esprit fuit de mon corps,
Je tremble tout de crainte, et peu s’en faut alors
Qu’à tes pieds estendu, sans ame je ne meure.
Je suis un Demidieu quand assis vis-à-vis
De toy, mon cher souci, j’escoute les devis,
Devis entrerompus d’un gracieux soubrire,
Soubris qui me detient le coeur emprisonné;
Car en voyant tes yeux je me pasme estonné,
Et de mes pauvres flancs un seul mot je ne tire.
Ma langue s’engourdist, un petit feu me court
Honteux de sous la peau; je suis muet et sourd,
Et une obscure nuit de sur mes yeux demeure;
Mon sang devient glacé, l’esprit fuit de mon corps,
Je tremble tout de crainte, et peu s’en faut alors
Qu’à tes pieds estendu, sans ame je ne meure.
safo por catulo
Ille mi par esse deo videtur,
ille, si fas est, superare divos,
qui sedens adversus identidem te
spectat et audit
dulce ridentem, misero quod omnis
eripit sensus mihi, nam simul te,
Lesbia, aspexi, nihil est super mi
vocis in ore,
lingua sed torpet, tenuis sub artus
flamma demanat, sonitu suopte
tintinant aures, gemina teguntur
lumina nocte.
Otium, Catulle, tibi molestum est.
Otio exultas nimiumque gestis.
Otium et reges prius et beatas
perdidit urbes.
ille, si fas est, superare divos,
qui sedens adversus identidem te
spectat et audit
dulce ridentem, misero quod omnis
eripit sensus mihi, nam simul te,
Lesbia, aspexi, nihil est super mi
vocis in ore,
lingua sed torpet, tenuis sub artus
flamma demanat, sonitu suopte
tintinant aures, gemina teguntur
lumina nocte.
Otium, Catulle, tibi molestum est.
Otio exultas nimiumque gestis.
Otium et reges prius et beatas
perdidit urbes.
Thursday, January 19, 2006
arturo ávila: jugada del destino
Porque de algún modo el mensaje dio con un duende,
Porque los precedentes hicieron tropezar tus expectativas,
Porque tu Londres aún era un caleidoscopio
De nombres y lugares
Que cualquier sacudida podría revolver,
Esperabas, equivocada. El autobús del Norte
Vino y se vació, y yo no estaba en él.
Sin importar cuánto insistieras
Y mendigaras al chofer, probablemente con lágrimas,
Que me produjera o recordara haberme visto
Perder el abordaje. Yo no estaba en él.
Las ocho, en la noche, y yo estaba perdido, a lo grande,
En alguna parte de Inglaterra. Contuviste
Tu inspiración confiada
Y no saltaste al tráfico
Dando vueltas en torno de Victoria, cierta
De toparme ahí donde tendría que estar caminando.
Yo no caminaba en parte alguna. Estaba sentado,
Impávido, en mi asiento en el tren
Meciéndome hacia King’s Cross. Alguien,
Más tranquilo que tú, hizo una sugerencia. Así,
Cuando bajé del tren, esperando hallarte
En alguna parte, al final del andén
Vi la ola perturbada, y una figura
Remontando el flujo de pasajeros,
Luego tu rostro fundido, tus ojos fundidos,
Y tus exclamaciones, tus brazos agitándose
Tus lágrimas dispersas
Como si hubiese vuelto de entre los muertos
Contra toda posibilidad, contra
Todo no, salvo tus propias plegarias
A tus propios dioses. Ahí supe qué era
Ser un milagro. Y, tras de ti,
Tu alegre taxista, riendo, como un dios pequeño,
De ver a una yanqui siéndolo tanto,
Y de ver que tu frenético viaje
-Implorando entre sollozos, aguijoneándole y
Rogando con él por que ocurriera lo que tú
Necesitabas que ocurriese-
Concluía tan exitosamente gracias a él.
Y, bueno, era un prodigio
Que mi tren no estuviera ahí antes, aún mucho antes,
Que llegara tarde a la estación, en el momento preciso
En que irrumpías en el andén. Fue natural,
Y milagroso, y un presagio
Confirmando cuanto
Deseabas confirmado. Así, tu desesperación inmensa,
Tu pánico que atravesaba Londres
Y ahora tu triunfo, cayeron sobre mí,
Como amor cuarentainueve veces agrandado
Como el trueno prístino de las nubes lluviosas
Inundando la sequía de agosto
Cuando toda la tierra cuarteada parece
Estremecerse,
Y todas las hojas tiemblan
Y todo, llorando, extiende sus brazos hacia lo alto.
Porque los precedentes hicieron tropezar tus expectativas,
Porque tu Londres aún era un caleidoscopio
De nombres y lugares
Que cualquier sacudida podría revolver,
Esperabas, equivocada. El autobús del Norte
Vino y se vació, y yo no estaba en él.
Sin importar cuánto insistieras
Y mendigaras al chofer, probablemente con lágrimas,
Que me produjera o recordara haberme visto
Perder el abordaje. Yo no estaba en él.
Las ocho, en la noche, y yo estaba perdido, a lo grande,
En alguna parte de Inglaterra. Contuviste
Tu inspiración confiada
Y no saltaste al tráfico
Dando vueltas en torno de Victoria, cierta
De toparme ahí donde tendría que estar caminando.
Yo no caminaba en parte alguna. Estaba sentado,
Impávido, en mi asiento en el tren
Meciéndome hacia King’s Cross. Alguien,
Más tranquilo que tú, hizo una sugerencia. Así,
Cuando bajé del tren, esperando hallarte
En alguna parte, al final del andén
Vi la ola perturbada, y una figura
Remontando el flujo de pasajeros,
Luego tu rostro fundido, tus ojos fundidos,
Y tus exclamaciones, tus brazos agitándose
Tus lágrimas dispersas
Como si hubiese vuelto de entre los muertos
Contra toda posibilidad, contra
Todo no, salvo tus propias plegarias
A tus propios dioses. Ahí supe qué era
Ser un milagro. Y, tras de ti,
Tu alegre taxista, riendo, como un dios pequeño,
De ver a una yanqui siéndolo tanto,
Y de ver que tu frenético viaje
-Implorando entre sollozos, aguijoneándole y
Rogando con él por que ocurriera lo que tú
Necesitabas que ocurriese-
Concluía tan exitosamente gracias a él.
Y, bueno, era un prodigio
Que mi tren no estuviera ahí antes, aún mucho antes,
Que llegara tarde a la estación, en el momento preciso
En que irrumpías en el andén. Fue natural,
Y milagroso, y un presagio
Confirmando cuanto
Deseabas confirmado. Así, tu desesperación inmensa,
Tu pánico que atravesaba Londres
Y ahora tu triunfo, cayeron sobre mí,
Como amor cuarentainueve veces agrandado
Como el trueno prístino de las nubes lluviosas
Inundando la sequía de agosto
Cuando toda la tierra cuarteada parece
Estremecerse,
Y todas las hojas tiemblan
Y todo, llorando, extiende sus brazos hacia lo alto.
Monday, January 16, 2006
hughes: fate playing
Because the message somehow met a goblin,
Because precedents tripped your expectations,
Because your London was still a kaleidoscope
Of names and places any jolt could scramble,
You waited, mistaken. The bus from the North
Came in and emptied and I was not on it.
No matter how much you insisted
And begged the driver, probably with tears,
To produce me or to remember seeing me
Just missing getting on. I was not on it.
Eight in the evening and I was lost and at large
Somewhere in England. You restrained
Your confident inspiration
And did not dash out into the traffic
Milling around Victoria, utterly certain
Of bumping into me where I would have to be walking.
I was not walking anywhere. I was sitting,
Unperturbed, in my seat on the train
Rocking towards King’s Cross. Somebody,
Calmer than you, had a suggestion. So,
When I got off the train, expecting to find you
Somewhere down at the root of the platform,
I saw the surge and agitation, a figure
Breasting the flow of released passengers,
Then your molten face, your molten eyes,
And your exclamations, your flinging arms
Your scattering tears
As if I had come back from the dead
Against every possibility, against
Every negative but your own prayer
To your own gods. There I knew what it was
To be a miracle. And behind you
Your jolly taxi-driver, laughing, like a small god,
To see an American gril being so American,
And to see your frenzied chariot-ride –
Sobbing and goading him, and pleading with him
To make happen what you needed to happen –
Succeed so completely, thanks to him.
Well, it was a wonder
That my train was not earlier, even much earlier,
That it pulled in, late, the very moment
You irrupted into the platform. It was
Natural and miraculous and an omen
Confirming everything
You wanted confirmed. So your huge despair,
Your cross-London panic dash
And now your triumph, splashed over me,
Like love forty-nine times magnified,
Like the first thunder cloudburst engulfing
The draught in August
When the whole cracked earth seems to quake
And every leaf trembles
And everything holds up its arms weeping.
Because precedents tripped your expectations,
Because your London was still a kaleidoscope
Of names and places any jolt could scramble,
You waited, mistaken. The bus from the North
Came in and emptied and I was not on it.
No matter how much you insisted
And begged the driver, probably with tears,
To produce me or to remember seeing me
Just missing getting on. I was not on it.
Eight in the evening and I was lost and at large
Somewhere in England. You restrained
Your confident inspiration
And did not dash out into the traffic
Milling around Victoria, utterly certain
Of bumping into me where I would have to be walking.
I was not walking anywhere. I was sitting,
Unperturbed, in my seat on the train
Rocking towards King’s Cross. Somebody,
Calmer than you, had a suggestion. So,
When I got off the train, expecting to find you
Somewhere down at the root of the platform,
I saw the surge and agitation, a figure
Breasting the flow of released passengers,
Then your molten face, your molten eyes,
And your exclamations, your flinging arms
Your scattering tears
As if I had come back from the dead
Against every possibility, against
Every negative but your own prayer
To your own gods. There I knew what it was
To be a miracle. And behind you
Your jolly taxi-driver, laughing, like a small god,
To see an American gril being so American,
And to see your frenzied chariot-ride –
Sobbing and goading him, and pleading with him
To make happen what you needed to happen –
Succeed so completely, thanks to him.
Well, it was a wonder
That my train was not earlier, even much earlier,
That it pulled in, late, the very moment
You irrupted into the platform. It was
Natural and miraculous and an omen
Confirming everything
You wanted confirmed. So your huge despair,
Your cross-London panic dash
And now your triumph, splashed over me,
Like love forty-nine times magnified,
Like the first thunder cloudburst engulfing
The draught in August
When the whole cracked earth seems to quake
And every leaf trembles
And everything holds up its arms weeping.
Wednesday, January 11, 2006
penna: dos poemas
I
Malinconia d'amore, dove resta
bianco il sorriso del fanciullo come
un ultimo gabbiano alla tempesta.
II
"Poeta esclusivo d'amore"
m'hanno chiamato. E forse era vero.
Ma il vento qui sull'erba ed i rumori
della città lontana
non sono anch'essi amore?
Sotto nuvole calde
non sono ancora i suoni
di un amore che arde
e più non si allontana?
Malinconia d'amore, dove resta
bianco il sorriso del fanciullo come
un ultimo gabbiano alla tempesta.
II
"Poeta esclusivo d'amore"
m'hanno chiamato. E forse era vero.
Ma il vento qui sull'erba ed i rumori
della città lontana
non sono anch'essi amore?
Sotto nuvole calde
non sono ancora i suoni
di un amore che arde
e più non si allontana?
Tuesday, January 10, 2006
blogs of note
Rochillito. Obviamente.
Tlacuiloco. Viñetas en caída libre; arlequines que juegan con constelaciones; Eliot a través del espejo; gatos y ojalá, algún día, perros.
Pinche Everett vino a cenar (y desayunar) de Pollo Rosa. Para aficionados a los días lluviosos, las rosquillas, que la gente haga fila, las fems, las pelotitas de las máquinas dispensadoras. Ah, y los Simpson. (A mí no me pregunten qué diablos quiere decir el nombre de este blog, el único y verdadero sal de uvas.)
Taedium Vitae. No ha posteado como en tres meses pero sigue siendo inigualablemente pasado de lanza y divertido.
O jardim das delícias. Una voz dulce, instantánea, que (mejor todavía) está en portugués.
Tristeza global. Michelle on the Road postea cada corpus, pero suele ser ponedoramente azotada.
El espacio poético de Charp. Cuando quiere, puede ejercer una imaginación desaforada en una ciudad de México onírica. De repente, también, da con un gran verso.
El blog más piñata, de Davidson. A veces es para léperos y guarros; a veces para melómanos villamelones o de veras. Es mejor cuando es para solitarios y jodidos. Ojalá cada semana cortaran a mr Davidson.
Monique. Dramas, desamor, encuentros nocturnos que incluyen drogas y cierto cool condesero.
La pausa inútil. Cine y música y, a veces, una búsqueda lenta, meditabunda, dentro del corazón de sí mismo. Lo acaban de remodelar: hay que darle tiempo.
Bitter Berri. La hermana cruel de Vestar: bilis, flemas, jugos gástricos: puro amargo retrogusto.
Srita Masturbación. A veces cumple la promesa: más cabrona que un pitbull.
Oh mama, can this really be the end? El puro nombre dylaniano ya valdría la visita. Está en inglés.
El país de octubre. Divertidísimo a veces (un ejemplo ya clásico), otras no tanto. Hay que echarle el ojo.
Sangüich de triangulito, pero sin orillas. El blog de Guhz no es comestible, pero debería serlo.
Sonetería El Estrambote. Una curiosidad, por decir lo mínimo. Sonetos de todo: de los tsunamis, del blogueo, del deseo:
Quisiera terminar este trasiego
de vodka, chicharrón y carne humana
y ver a la lechuga como hermana
con los ojos en blanco de borrego.
La tradición clásica de Gabriel Laguna. Un blog minucioso, amabilísimo, de curaduría impecable. Para aficionados al latín, al griego, a la lenta y bella transformación de las palabras. Es decir, para ñoños.
The language log. El mejor blog de lenguaje: lingüistas aceleradísimos, experimentos y una capacidad/necedad total para poner en su lugar a quien se deje. Está en inglés.
Doves at dawn. Hilda Domínguez traduce, expone, anota, escribe. Poesía difícil o transparente, propia o ajena.
Blogderground de Vicadín. El lado más sabrosamente vergonzoso de la ciudad de México, visto con una lente irónica o sorprendida.
Espectro de Brocken de J. Ledesma. Hay cosas que todos llevamos dentro: un asesino, un loco, un adicto a las drogas. Espectro, probablemente el sitio más cuidado alrededor de Thomas de Quincey (bueno, tampoco hay tantos), puede sacar a cualquiera de los tres al aire libre. Un blog para dejarse llevar.
L'Atelier de Vida. Tardó un poco en arrancar pero ya está buenísimo: cocina desprejuiciada, atrevida. Dan ganas de irse a vivir al atelier.
Ivaginaria de Elia. Reproducimos aquello que los Tres Cochinitos ya escribieron sobre ella:
“Me gusta abrir la boca frente a un pito
mientras espero al güey que se pajea.
Así mero le haré cuando te vea.”
No enviarás lujurioso mensajito
---–dice de Jehová la sabia ley,
y no dice en vano, niña ivaginaria,
pues ¿qué hago con mi urgencia tumultuaria?,
¿cojo un avión y vuelo a Monterrey?,
---¿me quedo en la ciudad idiotizado
a ver a qué hora mandas un mensaje?,
¿me meto alcohol y coca en plan salvaje
a ver si Dios me quita lo bailado?
---¡Qué calentura y qué pinche deseo!
Voy a poner mi cel en un museo.
Si no la visitas (pantalones abajo o falda arriba, según tu preferencia), tú te la pierdes.
Tlacuiloco. Viñetas en caída libre; arlequines que juegan con constelaciones; Eliot a través del espejo; gatos y ojalá, algún día, perros.
Pinche Everett vino a cenar (y desayunar) de Pollo Rosa. Para aficionados a los días lluviosos, las rosquillas, que la gente haga fila, las fems, las pelotitas de las máquinas dispensadoras. Ah, y los Simpson. (A mí no me pregunten qué diablos quiere decir el nombre de este blog, el único y verdadero sal de uvas.)
Taedium Vitae. No ha posteado como en tres meses pero sigue siendo inigualablemente pasado de lanza y divertido.
O jardim das delícias. Una voz dulce, instantánea, que (mejor todavía) está en portugués.
Tristeza global. Michelle on the Road postea cada corpus, pero suele ser ponedoramente azotada.
El espacio poético de Charp. Cuando quiere, puede ejercer una imaginación desaforada en una ciudad de México onírica. De repente, también, da con un gran verso.
El blog más piñata, de Davidson. A veces es para léperos y guarros; a veces para melómanos villamelones o de veras. Es mejor cuando es para solitarios y jodidos. Ojalá cada semana cortaran a mr Davidson.
Monique. Dramas, desamor, encuentros nocturnos que incluyen drogas y cierto cool condesero.
La pausa inútil. Cine y música y, a veces, una búsqueda lenta, meditabunda, dentro del corazón de sí mismo. Lo acaban de remodelar: hay que darle tiempo.
Bitter Berri. La hermana cruel de Vestar: bilis, flemas, jugos gástricos: puro amargo retrogusto.
Srita Masturbación. A veces cumple la promesa: más cabrona que un pitbull.
Oh mama, can this really be the end? El puro nombre dylaniano ya valdría la visita. Está en inglés.
El país de octubre. Divertidísimo a veces (un ejemplo ya clásico), otras no tanto. Hay que echarle el ojo.
Sangüich de triangulito, pero sin orillas. El blog de Guhz no es comestible, pero debería serlo.
Sonetería El Estrambote. Una curiosidad, por decir lo mínimo. Sonetos de todo: de los tsunamis, del blogueo, del deseo:
Quisiera terminar este trasiego
de vodka, chicharrón y carne humana
y ver a la lechuga como hermana
con los ojos en blanco de borrego.
La tradición clásica de Gabriel Laguna. Un blog minucioso, amabilísimo, de curaduría impecable. Para aficionados al latín, al griego, a la lenta y bella transformación de las palabras. Es decir, para ñoños.
The language log. El mejor blog de lenguaje: lingüistas aceleradísimos, experimentos y una capacidad/necedad total para poner en su lugar a quien se deje. Está en inglés.
Doves at dawn. Hilda Domínguez traduce, expone, anota, escribe. Poesía difícil o transparente, propia o ajena.
Blogderground de Vicadín. El lado más sabrosamente vergonzoso de la ciudad de México, visto con una lente irónica o sorprendida.
Espectro de Brocken de J. Ledesma. Hay cosas que todos llevamos dentro: un asesino, un loco, un adicto a las drogas. Espectro, probablemente el sitio más cuidado alrededor de Thomas de Quincey (bueno, tampoco hay tantos), puede sacar a cualquiera de los tres al aire libre. Un blog para dejarse llevar.
L'Atelier de Vida. Tardó un poco en arrancar pero ya está buenísimo: cocina desprejuiciada, atrevida. Dan ganas de irse a vivir al atelier.
Ivaginaria de Elia. Reproducimos aquello que los Tres Cochinitos ya escribieron sobre ella:
“Me gusta abrir la boca frente a un pito
mientras espero al güey que se pajea.
Así mero le haré cuando te vea.”
No enviarás lujurioso mensajito
---–dice de Jehová la sabia ley,
y no dice en vano, niña ivaginaria,
pues ¿qué hago con mi urgencia tumultuaria?,
¿cojo un avión y vuelo a Monterrey?,
---¿me quedo en la ciudad idiotizado
a ver a qué hora mandas un mensaje?,
¿me meto alcohol y coca en plan salvaje
a ver si Dios me quita lo bailado?
---¡Qué calentura y qué pinche deseo!
Voy a poner mi cel en un museo.
Si no la visitas (pantalones abajo o falda arriba, según tu preferencia), tú te la pierdes.
Thursday, January 05, 2006
favio: simplemente
Hoy corté una flor, y llovía y llovía,
esperando a mi amor, y llovía y llovía,
presurosa la gente, pasaba, corría
y desierta quedó la ciudad pues llovía,
yo me puse a pensar tantas cosas bonitas
como el día en la playa cuando te conocía
como jugaba el viento con tu pelo de niña
y que suerte, que suerte, tu mirada en la mía.
Cuando llegues mi amor, te diré tantas cosas
quizás simplemente te regale una rosa,
Porque yo corté una flor, y llovía y llovía,
esperando a mi amor, y llovía, y llovía
que me alegre tu canto, que me alegre tu risa
que me alegre en silencio tu mirada y la mía.
Nos iremos charlando por las calles vacías
nos iremos besando por las calles vacías.
Y yo te iré contando tantas cosas bonitas
como el día en la playa cuando te conocía
cómo jugaba el viento con tu pelo de niña
y que suerte, que suerte, tu mirada en la mía.
Cuando llegues mi amor, te diré tantas cosas
o quizás simplemente te regale una rosa,
o quizás simplemente te regale una rosa,
o quizás simplemente te regale una rosa,
nos iremos charlando por las calles vacías
nos iremos besando por las calles vacías.
Y yo te iré contando...
esperando a mi amor, y llovía y llovía,
presurosa la gente, pasaba, corría
y desierta quedó la ciudad pues llovía,
yo me puse a pensar tantas cosas bonitas
como el día en la playa cuando te conocía
como jugaba el viento con tu pelo de niña
y que suerte, que suerte, tu mirada en la mía.
Cuando llegues mi amor, te diré tantas cosas
quizás simplemente te regale una rosa,
Porque yo corté una flor, y llovía y llovía,
esperando a mi amor, y llovía, y llovía
que me alegre tu canto, que me alegre tu risa
que me alegre en silencio tu mirada y la mía.
Nos iremos charlando por las calles vacías
nos iremos besando por las calles vacías.
Y yo te iré contando tantas cosas bonitas
como el día en la playa cuando te conocía
cómo jugaba el viento con tu pelo de niña
y que suerte, que suerte, tu mirada en la mía.
Cuando llegues mi amor, te diré tantas cosas
o quizás simplemente te regale una rosa,
o quizás simplemente te regale una rosa,
o quizás simplemente te regale una rosa,
nos iremos charlando por las calles vacías
nos iremos besando por las calles vacías.
Y yo te iré contando...
Tuesday, January 03, 2006
fottiamci por l.a. de villena
“Jodamos, alma mía, jodamos enseguida
pues todos para joder hemos nacido;
que la polla te gusta y amo el chocho
y el mundo sin eso ni una figa valdría.
Y si post mortem joder fuese aún honesto,
diría: de tanto joder nos moriríamos;
y además Adán y Eva aún joderían,
que hallaron un morir tan deshonesto.”
“Verdad es lo que dices, que si los bribones
no comieran de aquel fruto traicionero
ardencia los amantes no tendrían.
Mas basten ya palabrerías, y hasta el corazón
clava la polla, y haz que el alma se
me parta, que por la polla muere o está viva;
y si posible fuera,
guárdame en el chocho los cojones
que del placer son testigos de primera.”
pues todos para joder hemos nacido;
que la polla te gusta y amo el chocho
y el mundo sin eso ni una figa valdría.
Y si post mortem joder fuese aún honesto,
diría: de tanto joder nos moriríamos;
y además Adán y Eva aún joderían,
que hallaron un morir tan deshonesto.”
“Verdad es lo que dices, que si los bribones
no comieran de aquel fruto traicionero
ardencia los amantes no tendrían.
Mas basten ya palabrerías, y hasta el corazón
clava la polla, y haz que el alma se
me parta, que por la polla muere o está viva;
y si posible fuera,
guárdame en el chocho los cojones
que del placer son testigos de primera.”
Monday, December 26, 2005
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